Tout commence par un après-midi pluvieux.

 Ishei Misawa et sa compagne souhaitent traverser le fleuve mais les mauvaises conditions climatiques les en empêchent…  Obligés de s’abriter dans une auberge, le couple se repose et laisse défiler les heures d’attentes. Ishei Misawa passe son temps alors à aider les personnes dans le besoin, faisant preuve d’une extrême bonté, voir même de mansuétude.

    Un jour, alors qu’il se promène paisiblement dans la forêt en attendant la décrue de la rivière, il s’interpose dans une rixe entre deux jeunes samouraïs. Sa maîtrise du sabre et de l’art du combat réussit à dissuader les combattants à s’affronter. Plus loin en haut de la colline, un des gardes du seigneur Shigeaki a observé cette magistrale démonstration du rônin. En quête d’un nouveau maître d’armes, celui-ci l’incite à rencontrer son seigneur afin de devenir peut être le nouvel homme fort de la petite cité.

 Alors qu’il n’était plus rien sans son maître et que sa femme était malheureuse de le voir vivre sans passion, Ishei Misawa accepte cette rencontre.

 Rien n’est pire que de vivre dans le doute et c’est exactement ce que nous dévoile l’ensemble de l’œuvre ne cherchant pas à impressionner par ses combats mais plutôt à analyser le comportement social d’un homme parfait en surface, mais torturé une fois le masque levé.

 En définitive, » Après la Pluie » ( "Ame agaru" de son nom japonais ) tourné par Takashi Koizumi est un chambara calme et spirituel sur les motivations essentielles, humaines, d’un samouraï au bord de la rupture.

 Une œuvre à contempler, tout simplement.

 

 

 

 

  Dans le Japon du début du XIXe siècle, à l'aube de l'ère Meiji. À la mort de sa femme, un samouraï de basse caste, Seibei, doit s'occuper de sa mère malade et de ses deux fillettes. Comme il rentre tôt de son travail, ses collègues le surnomment "Crépuscule". Ils lui conseillent de se remarier mais, étant pauvre, il devrait accepter n'importe quelle femme.

   Mais le destin va lui faire retrouver «  Tomoe », son amour de jeunesse, qui a divorcé d'un mari alcoolique et brutal. Seibei succombe. L'ex-mari les surprend et fou de colère, provoque Seibei en duel : ce dernier va le vaincre avec une simple épée de bois, grâce aux techniques enseignées par un vieux maître.   La rumeur de sa victoire se répand rapidement et son clan le désigne pour mater un samouraï dangereux...

   Le cinéaste Yôji Yamada (La servante et le samouraï) signe là un superbe jidai geki,( film en costumes japonais traditionnels). Notons la présence du grand danseur de » butô » Min Tanaka, qui joue le rôle d'un samouraï totalement fou.